Service de Placement Familial :

Antenne Familiale Lëtzebuerger Kannerduerf

 

Qu’est-ce qu’on entend par placement familial? 

On parle de placement familial lorsqu’un enfant ne vit et ne grandit non pas dans sa propre famille, mais dans une famille d’accueil.

Le but du placement familial est d’offrir à l’enfant, dont les parents ne sont pas, ou pas assez, en mesure de s’en occuper de manière adéquate, un autre cadre de vie familial.

Pour une grande partie des cas, c’est le juge de la jeunesse qui ordonne le placement de l’enfant dans une famille d’accueil. Il arrive aussi que les parents eux-mêmes se décident pour ce mode de garde, s’ils se voient dans l’incapacité d’assurer eux-mêmes l’éducation de leur enfant, mais qu’ils ne veulent, ni le donner en adoption, ni le confier à une institution. Il n’est pas toujours possible d’évaluer au début la durée définitive du séjour de l’enfant dans cette famille : il se peut que, malgré une analyse minutieuse des circonstances de départ, les enfants restent plus longtemps qu’initialement prévu. Le placement peut ainsi s’étendre au-delà de leur majorité jusqu’à leur autonomie.

En tant qu’intervenants professionnels, responsables des placements et des suivis des situations en cours, nous nous sentons obligés à respecter les liens qui unissent l’enfant à ses parents d’origine, où plus généralement, à son passé et son histoire. Nous nous engageons en conséquence à maintenir autant que possible les contacts avec son milieu naturel. Lors des réunions communes avec les parents et parents d’accueil, nous nous efforçons à trouver ensemble les solutions aux problèmes qui peuvent surgir, visant ainsi à établir pour l’éducation de l’enfant placé, une ligne directrice partagée par tous les adultes concernés.

  

Comment un enfant vit-il le fait d’être placé?

L’enfant réagit souvent aussi bien émotionnellement, que physiquement à la nouvelle situation. Il a dès lors particulièrement besoin de la compréhension, du soutien et de la patience de son entourage. Il lui faut du temps pour s’habituer à son nouveau lieu de vie et s’y sentir en sécurité. Il peut rester déstabilisé pour un long moment et garder une tendance à appréhender l’avenir. Ceci vaut particulièrement pour l’enfant qui a déjà connu plusieurs échecs et déceptions dans sa vie. Beaucoup d’enfants se sentent mal à l’aise parce qu’ils ne savent pas ce qui les attend, respectivement ce que l’on attend d’eux.

En devenant parents d’accueil, les familles doivent avoir conscience du fait que les enfants, surtout les plus âgés, sont marqués par leur passé et que leur comportement et leurs habitudes ne peuvent pas se changer ou être changés du jour au lendemain.

  

Qui peut devenir famille d’accueil? 

Il n’y a pas un type de famille spécialement prédestinée à devenir famille d’accueil. L’expérience nous prouve que des personnes issues de tous milieux et cultures peuvent devenir de très bons parents d’accueil.

Nous cherchons des familles qui acceptent de donner sans trop attendre en échange, des adultes qui connaissent leurs fragilités et leurs limites, qui sont prêts à apprendre de l’expériences d’autrui, pouvant parler de leurs problèmes et montrer leurs sentiments. Il est indispensable par ailleurs d’aimer aussi la vie avec les enfants.

Pour mener à bien sa tâche, une famille d’accueil doit obligatoirement disposer des caractéristiques psychiques suivantes :

-        De la chaleur humaine : un enfant doit se sentir admis, désiré et entouré pour
         se sentir en sécurité.

-        De la tolérance : Les enfants accueillis et leurs parents veulent être acceptés
         tels qu’ils sont et non tels que l’on souhaite qu’ils soient.

-        De la patience : Les enfants ont souvent besoin de beaucoup de temps avant
         d’être prêts à faire confiance à leur nouvel entourage.

-        De l’intelligence : Mener à bien sa tâche éducative auprès d’un enfant,
         présuppose la faculté de savoir réfléchir avant de prendre une décision pour lui.

  

Quelques réflexions préalables 

Avant de devenir famille d’accueil il est utile de se poser les questions suivantes:

·   Est-ce que nous sommes prêts à favoriser les contacts de l’enfant avec ses parents
    d’origine ?

·   Est-ce que nous supporterons que l’enfant n’accepte pas, respectivement
    difficilement, la séparation avec ses parents ?

·   Est-ce que nous réalisons que les besoins de l’enfant accueilli peuvent être de toute
    autre nature que ceux que nous connaissons de nos propres enfants ?

·   Est-ce que nous sommes disposés à partager la responsabilité éducative aussi bien
    avec les parents d’origine, qu’avec les agents du service de placement ?

·   Est-ce que nous aurons, le cas échéant, la force de remettre l’enfant à ses parents,
    même si nous l’aimons aussi, que la séparation s’avère douloureuse et que nous
    pensons être mieux outillés à assurer son éducation.

  

Que devez-vous faire si vous êtes intéressé à devenir famille d’accueil? 

Adressez-vous à notre service, pour avoir une première entrevue d’information. Si vous décidez de continuer avec nous pour entamer un travail de réflexion sur votre famille, ses règles de fonctionnement et les motivations qui sous-tendent le désir de l’accueil d’un enfant, nous vous invitons à des séances de travail dans le but de clarifier si, et sous quelles conditions, l’accueil d’un enfant est un projet réaliste et opportun. Ces entrevues, impliquant tous les membres de votre famille, s’étendront à un rythme bimensuel sur 3 à 4 mois. Nous aborderons ici confidentiellement et en profondeur tous les thèmes importants sous-jacents à l’accueil d’un enfant.

 

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